"(...) Ce qui est visible ici n’est lié à aucun objectif 
Il n’y a sous nos pas aucune route qui nous mène à un lieu particulier
Sous les pieds il y a de la terre et les restes qu’elle recèle
Rien n’est à distinguer 
rien de plus qu’une goutte de très petite monnaie dans une braise mouillée de lave

De cette terre tout est à voler 
à s’approprier dans le secret 
à mettre dans une poche particulière 
à toucher du bout des doigts discrètement et en jubilant


Les restes que cette terre abrite            pour ma part                                                 je les contemplerai une fois seul "

©Maxime Bagni, extrait de Fouilles, poème issu du recueil Les Nouvelles Pierres, 2022, 45 €
Entrer dans  LES NOUVELLES PIERRES c'est entamer une plongée dans un territoire à rebours du temps de la pensée, et des images du quotidien. 
La première partie présente l'incendie d'un lieu fictif, mental : l'incendie de l'écriture qui transforme tout sur son passage. 
De cette terre amnésique, friable et brûlée,  émergent les souvenirs, objets et lieux qui se rappellent au narrateur, c'est la seconde partie qui donne naissance aux Nouvelles Pierres
Le dernière partie, La vie d'un autre, désordonne des vies éloignées, entrecoupées mais à l'accent commun : celui de l'intimité de la pensée, des images fugaces, mouvantes ou émouvantes. 

©Maxime Bagni
Entering THE SILVER POEM is beginning a dive into a territory that runs counter to the time of thought, and images of everyday life.
The first part presents the burning of a fictional, mental place: the burning of writing that transforms everything in its path.
From this amnesic, crumbly and burnt soil emerge memories, objects and places that the narrator of the text recalls.
The last part, My Other’s Hand, disorganizes distant lives, interspersed, but with a common theme : that of the intimacy of thought, fleeting, or moving images.
Le recueil est disponible à la vente, cliquer ici pour le commander.

« (...) Undercover
softly puts on my new spring skin
Skin of the Tenderness
My sweet skin of waiting
Carved out of lead

Many windows hurts
and men and lights are blown outside
Footprints in warm pavement abides
Old petroglyphs of dirt

Men, blown, scattered inside
Drag some dust of their nights under their soft temple
Close to their lips their teeth are some white pocket dunes
mysterious magical handwritten ruins

In the vicinity of the flowers
I smell
flowers loving their man scent
flowers stained with men skin

And like fire reveals by the glow and the ash - what it lightens and solves
stains on the silver are corrosion and burns
Men, flowers ans teeth are secretly alike
The very last aspect of the written dissolves »

Excerpt from Undercover, from the collection of poems THE SILVER POEM (forty-seven poems, four parts, hardcover, 8,3 x 11,41 in. 126 pages, 2022)
Back to Top